Dix ans le séparent de son premier concert. JP monte sur scène pour la première fois en 1996 avec son premier groupe « Catch a Fly », maquettes, festivals, tournées régionales… Il y gagne en technique, en énergie scénique, mais finit par perdre ses repères... En 2000, le groupe se sépare et Il choisit de replonger dans un univers plus intime…
Fidèle à ses influences, Cure, Talk-Talk ou New-Order, et accompagné de l’écrivain Laurent Bettoni (Ma place au Paradis, Robert Laffont), il s’enferme, s’acharne, et fait naître un nouveau projet, Boklair…
De son adolescence infusée dans la cold-wave lui revient le goût de la tourmente, des atmosphères brumeuses, des sombres envolées et des loops entêtantes.
instinctif, Boklair cherche désormais à provoquer l’émotion en fouillant dans ses souvenirs pour en extraire des histoires universelles. D’amour, de ruptures et de nouveaux départs. On devine l’angoisse. Il ne s’en cache pas. Entre aveu pudique et grand déballage, les textes sont lourds, parfois tragiques. Des confessions proprement dites.
Mais la solitude n’est définitivement pas son fort. S’il compose seul, quelques proches le rejoignent très vite. Jeff et Guillaume viennent renforcer le line-up..
Le premier, nourri à la Motown, s’installe aux claviers. Le second cisèle au médiator un son de basse mécanique. Le projet prend forme, exercice délicat, puisqu’il faut sonner « live » sans perdre l’intimité originelle. Une identité se dessine, Pop teinté de cold-wave...
L’arrivée de deux autres musiciens va muscler l’ensemble sans le dénaturer : K-loo (ex Catch a Fly) à la batterie, et Félix à la guitare.
Boklair prend alors toute son identité sur scène…
Au bout du compte, Boklair ajoute sa pierre à la « nouvelle scène rock » française. Une pierre existentielle, élégante et robuste.